Les gabellants :
Ce sont les personnes assujetties à la levée du sel. Seuls les enfants de moins de cinq ans, dits " mineurs de cinq ans ", sont exemptés. Chaque trimestre ils doivent lever le quart de la quantité annuelle de sel qui leur est imposée, en s’approvisionnant auprès du regrattier, au prix de quatre sols la livre de sel.
La communauté d’habitants :
Elle est constituée de l’ensemble des personnes qui ont le droit de jouir des biens communaux. C’est à l’origine une pure association de copropriétaires formant une unité fiscale et administrative. De plus en plus, sous l’ancien régime, elle deviendra une unité territoriale, coïncidant bien souvent avec l’unité spirituelle qu’est la paroisse, terme couramment employé en lieu et place du terme de communauté.
Elle est régie par un certain nombre de conseillers dont le chef est le syndic de la communauté. Il est l’interlocuteur de l’administration fiscale, et à ce titre, personnellement responsable de la levée du sel dans sa communauté.
Le secrétaire de communauté :
Nommé et rétribué par l’Intendant, il tient pour le compte de la communauté la correspondance, les rôles de l’impôt et les registres divers.
A ce titre, c’est lui qui effectue chaque année les recensements des hommes et des bêtes, en se déplaçant de maison en maison. Il établit les documents appelés consignes où figurent la composition de chaque famille ainsi que le bétail, le commerce éventuel et la quantité de sel à lever correspondante.
Le regrattier
Elu par le conseil de communauté, il vend le sel au détail aux gabellants des communautés dont il a la charge. Il perçoit pour cela une rétribution de deux à quatre deniers par livre de sel vendue.
L’endroit où le regrattier vends le sel pourrait s’assimiler à un comptoir ou petit magasin, appelé banc à sel, situé dans un lieu de passage (chef lieu, marché etc…).
Le commis de l’entrepôt à sel
Il est responsable de l’approvisionnement, du stockage et de la vente en gros aux regrattiers. Une vingtaine d’entrepôts sont répartis sur le territoire du duché de Savoie. Chaque paroisse est rattachée à un entrepôt auprès duquel le regrattier doit s’approvisionner. Le territoire de rattachement à un entrepôt est appelé département à sel. En 1776 il y a 20 entrepôts qui sont à Chambéry, Aix, Yenne, St Genix, Montmélian, Aiguebelle, L’Hopital (Conflans), Rumilly, Seyssel (Le Regonfle), Annecy, Bonneville, L’Eluizet, Thonon, Genève, Sallanches, Moutiers, Saint-Jean-de-Maurienne, Modane, St-Michel-de-Maurienne, Lanslebourg.
Evires et les paroisses du plateau des Bornes dépendaient de l'entrepôt d'Annecy