Le 31 août 1722, une ordonnance de Mr l'Intendant général RICCARDI est envoyée pour supprimer les repas de dîmes
Nommé par le roi, l'intendant général sera toujours un Piémontais à l'exception de VIGNET DES ETOLES en 1784/1785. Installé au chateau de Chambéry, il dispose à l'instar des intendants français, des pouvoirs forts étendus dans les domaines des finances, de la fiscalité, des travaux publics, des ponts et des chemins et de la police au sens très large que ce mot revêt,à l'époque concernant non seulement la répression des troubles mais aussi leur prévention. C'est à ce titre qu'il intervient dans le différend qui oppose le curé d'Évires à ses paroissiens.
Cette ordonnance du 31 août 1722, interdit le repas de dîme sous peine de 100livres d'amende. La somme à quoi se montait les frais de repas sera employée au bénéfice des pauvres. La destination sera faite par le curé et les syndics de la paroisse.
Cette ordonnance sera publiée 3 dimanches de suite afin d'éviter les réclamations.
Elles seront publiées les 6 - 8 - 13 septembre 1722
Le 22 novembre 1722, la communauté d'Évires se soumet à l'ordonnance.
19 chefs de familles au Corbex
20 chefs de familles au Bois Noir
11 chefs de familles au MontBéné
9 chefs de familles à Daudens
9 chefs de familles à Charnier
13 chefs de familles au Fresnes
4 à la Côte
= 85 chefs de familles, sur 120, les mêmes que le Rd curé avait déjà réussi à convaincre. Il y a donc 35 récalcitrants.